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Le secteur en chiffres
source :
Institut d’Informations et de Conjonctures Professionnelles
ENQUETE DE BRANCHE Prévention – Sécurité (Septembre 2018)
Données 2017

A – POSITIONNEMENT ECONOMIQUE
I : Analyse globale
  • Dénombrement
    Selon les statistiques de l’INSEE, le code 8010 Z totalise plus de 11 000 entreprises en 2017, dont près de 3 700 qui emploient au moins un salarié.
  • Chiffre d’affaires et concentration de la profession
    L’ensemble des 11 032 entreprises de la profession ont généré un chiffre d’affaires d’un peu plus de 7,1 milliards d’euros hors taxes en 2017.
  • Chiffre d’affaires selon la nature des marchés
    Les marchés privés restent prédominants en 2017 (générant 73 % du chiffre d’affaires), les marchés publics totalisent désormais 27 % du montant total, contre 26 % en 2016, 25 % en 2014-2015 et 22 % en 2008-2009.
  • Evolution du marché de la prévention-sécurité
    Déjà en forte progression en 2015 et 2016, le chiffre d’affaires de la profession continue de s’accroître, à hauteur de + 7 % en 2017.
II : Analyse détaillée

1. Dénombrement selon les différentes activités
Plus de huit entreprises sur dix effectuent une activité de surveillance en 2017.
En 2017, toujours 1 600 entreprises sont concernées par les interventions, soit 43 % des structures employant au moins un salarié.
A nouveau un peu plus de 1 000 entreprises (29 %) font de la télésurveillance en 2017. Désormais, environ 700 entreprises proposent des installations de systèmes, soit une cinquantaine de moins qu’en 2016.

2. Chiffre d’affaires selon les différentes activités
La surveillance génère 5,05 milliards d’euros en 2017, soit 73 % du chiffre d’affaires total.
La télésurveillance pèse pour 11,5 % du chiffre d’affaires profession.
Le chiffre d’affaires lié à la sûreté aérienne et aéroportuaire s’établit à 450 millions d’euros en 2017, soit 6,5 % du total profession.
L’intervention représente 4 % du chiffre d’affaires total 2017, soit un léger renforcement en un an (3,5 % en 2016).
L’ensemble des autres activités représentent 5 % du montant total.

3. La surveillance et l’intervention
La quasi-totalité des entreprises de la profession exercent une activité de surveillance ou d’intervention, et ce, quelle que soit leur taille.
Suite à deux années déjà très animées, le marché de la surveillance-intervention continue de progresser très sensiblement en 2017 et 2016 : + 7,5 %.

4. La télésurveillance
Près de 1 100 entreprises employant au moins un salarié exercent une activité de télésurveillance en 2017.

5. La sûreté aérienne et aéroportuaire
L’activité de sûreté aérienne et aéroportuaire a progressé de 3,5 % entre 2017 et 2016.

6. Les autres activités de prévention-sécurité*
Un peu plus de quatre entreprises (employant au moins un salarié) de la profession sur dix réalisent des activités annexes à la surveillance-intervention, à la télésurveillance et à la sûreté aérienne et aéroportuaire.

III : Equipements appareils nouvelles technologies

Nombre moyen d’appareils par entreprise concernée :
(Main courante électronique)
1 à 19 salariés = 4
20 à 99 salariés = 5
100 à 499 salariés = 9
500 salariés et plus = 260

B- DONNEES SOCIALES
I : Les effectifs salariés

1. Heures prestées
Sur l’ensemble de l’année 2017, les entreprises de la branche sécurité-prévention ont totalisé 274 millions d’heures de travail, soit une croissance de 6 % comparé à 2016.
Rapporté au chiffre d’affaires toutes activités confondues, le tarif moyen de l’heure prestée s’établit à 25,20 € en 2017.

2. Les effectifs salariés en 2016 et évolution récente
La hausse constante du nombre de salariés des entreprises de la profession définie par le code NAF 8010 Z enregistrée depuis 2015 se poursuit jusqu’en 2017. A un an d’intervalle, les effectifs salariés ont augmenté de 3,5 % pour atteindre 174 750 salariés en 2017.
Les 38 plus grandes entités réunissent une part très importante (46,5 %) des salariés présents en fin d’année 2017 et un quart des effectifs travaillent au sein d’une entreprise de taille intermédiaire (100 à 499 salariés).

3. Les mouvements de personnel en 2017
Sur l’ensemble de l’année 2017, 164 800 embauches ont été enregistrées dans les entreprises de la profession, soit un taux d’embauche de 94,5 %. Ces mouvements de personnel sont désormais nettement plus importants au sein des plus grandes structures.

4. Nature des embauches et motifs de départs en 2017
Plus des trois-quarts des contrats signés en 2017 correspondent à un CDD.
En liaison avec les embauches, 73 % des départs enregistrés en 2017 sont dus à des fins de CDD.

5. Les transformations de CDD en CDI
En 2017, le taux de transformations de CDD en CDI s’établit globalement à 3,5 %, soit un taux en légère progression comparé à 2016. Ce ratio apparaît plus élevé au sein des plus grandes entités : 4,5 % contre 3 % dans les strates intermédiaires et 2,5 % pour les plus petites entreprises.

6. Le recours à l’intérim
Au cours de l’année 2017, 3,5 % de l’ensemble des entreprises ont eu recours à l’intérim.
Si plus de la moitié des majors ont eu recours à l’intérim, ce ratio est nettement plus limité dans les autres strates de tailles compris entre 2 % au sein des plus petites structures et 7 % au sein des entreprises de taille intermédiaire.

II : La structure des effectifs salariés au 31.12.17

1. Selon l’ancienneté
L’ancienneté moyenne (au sein de la même entreprise) s’est quelque peu raffermie et avoisine 6 ans en 2017. Cet indicateur est plus élevé au sein des plus grandes structures (7 ans en moyenne dans les entreprises de 500 salariés et plus).
Plus de la moitié des salariés (53,5 % précisément) ont moins de cinq ans d’ancienneté.

2. Selon l’âge des salariés
L’âge moyen des salariés se renforce et atteint 40,5 ans en 2017, soit un an de plus qu’en 2015-2016 et 4 ans de plus à dix ans d’intervalle.
Les salariés employés au sein des entreprises de taille intermédiaire s’avèrent en moyenne plus jeunes que ceux travaillant au sein des autres structures.

3. Selon le sexe des salariés
Les effectifs masculins demeurent très majoritaires au sein des entreprises de la branche. Les hommes représentent en effet 86,5 % des salariés présents au 31 décembre 2017.
Le taux de féminisation apparaît plus limité au sein des entreprises de taille intermédiaire.

4. Selon la situation familiale des salariés
La répartition des salariés selon leur situation familiale évolue légèrement en 2017.
Les salariés vivant seuls (célibataires, veufs, divorcés), représentent désormais la moitié des effectifs totaux. Ce taux s’avère franchement plus élevé au sein des plus grandes structures.

5. Selon la catégorie professionnelle des salariés
La répartition des salariés selon les catégories professionnelles a peu évolué en 2017.
Les agents d’exploitation représentent toujours la très grande majorité de l’effectif total (85 % précisément). Sur longue période, le poids de cette catégorie s’est réduit : 4 % de moins à 10 ans d’intervalle.

6. Détail des effectifs selon la durée des contrats
Le recours au temps partiel a augmenté entre 2016 et 2017. En effet, ce type de poste concerne 18 % des salariés présents au 31 décembre 2017, soit deux points de plus qu’un an auparavant.
La grande majorité des salariés (82 %) présents fin 2017 occupent un poste à temps plein.

III : Les conditions de travail

1. Accords d’aménagement et/ou de réduction du temps de travail
La part des entreprises disposant d’un accord d’aménagement et/ou de réduction du temps de travail s’est quelque peu renforcée en 2017 : 28 % (contre 25 % en 2016). Il s’agit essentiellement d’accords d’annualisation. Ce ratio demeure corrélé à la taille des sociétés.

2. Répartition des heures travaillées selon le type de semaine
La part des heures travaillées en semaine de 48 heures augmente en 2017, mais reste très nettement inférieure à la part des heures travaillées pour les autres semaines (20 % versus 80 %).

3. Heures supplémentaires et heures de nuit
La part des heures supplémentaires dans le nombre total d’heures apparaît inchangée entre 2016 et 2017 : 5%.
Cet indicateur demeure plus limité au sein des plus grandes entreprises.
La part des heures de nuit (21H00 – 6H00) dans le nombre d’heures total fléchit pour atteindre
23% en 2017.

IV : Evolution de carrière

1. Promotion
En 2017, toujours 4 % des salariés ont été promus dans une catégorie supérieure.
Ces promotions sont un peu plus fréquemment attribuées aux jeunes salariés : 4,5 % pour les moins de 26 ans, contre 3 % pour les salariés de 45 ans et plus.

2. Bilan de compétences
Le nombre de bilans de compétences est très marginal en 2017 : 0,2 % des salariés.

V : La protection sociale et le régime de prévoyance

1. Régime de prévoyance
La proportion d’entreprises de la profession proposant un régime de prévoyance reste proche du maximum en 2017 : 98 % des entreprises sont concernées.
L’AG2R reste prédominante avec 82 % des entreprises.

2. Régime de couverture des frais de santé
La quasi-totalité des entreprises proposent désormais un régime de couverture des frais de santé.

VI : Agressions

Sur l’ensemble de l’année 2017, un peu plus d’un salarié présent en fin d’année sur dix a été victime d’agressions verbales et 1 % d’agressions physiques, soit des taux en très net repli
comparés aux années précédentes.
Seules 4,5 % de ces agressions ont fait l’objet d’une plainte.
Nettement plus fréquentes dans les petites entreprises, les agressions y sont pourtant plus rarement suivies d’une plainte.

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Le secteur en chiffres
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Institut d’Informations et de Conjonctures Professionnelles
ENQUETE DE BRANCHE Prévention – Sécurité (Septembre 2018)
Données 2017

A – POSITIONNEMENT ECONOMIQUE
I : Sites

1. Aéroports français en 2017
La France (métropole et DOM TOM) compte 220 sites en 2017, soit un chiffre en légère baisse comparé à 2016 (225).
Le trafic des passagers concerne 137 sites en 2017 contre 144 en 2016.

2. Nombre d’entreprises par site
Parmi les 18 entreprises dont nous avons pu obtenir cette information, 7 d’entre elles sont implantées en Ile-de-France, 9 sont présentes dans les métropoles régionales et une grande
majorité d’entre elles (15) travaillent avec un des autres aéroports.

3. Nombre de sites par entreprise
Le nombre moyen de sites par entreprise s’établit à près de 3,2 sites en 2017.
Parmi les 18 entreprises de la profession dont cette information est disponible, 7 d’entre elles sont présentes sur 1 seul site, elles sont 6 à exercer sur 2 à 4 sites et 5 d’entre elles couvrent au moins 5 sites.

II : Trafic passagers

Le nombre de passagers enregistrés dans les aéroports français (y compris Bâle – Mulhouse) connaît une nouvelle progression en 2017 : + 5,5 % à un an d’intervalle, soit 197,1 millions de passagers.
Les aéroports d’Ile de France représentent à eux seuls plus de la moitié du trafic des passagers.

III : Chiffre d’affaires

Le chiffre d’affaires de la profession atteint 450 millions d’euros en 2017.
En 2017, 90 % du chiffre d’affaires total est généré par la sûreté aéroportuaire, soit 407 millions d’euros. La sûreté aérienne pèse pour 10 % du total, soit 43 millions d’euros.
Plus de 60% du chiffre d’affaires (63 % précisément) sont réalisés sur les sites d’Ile de France en 2017.

IV : Evolutions

Suite à deux années de repli, le chiffre d’affaires de la profession se raffermit en 2017 : + 3,5 % à un an d’intervalle.
La bonne tenue de l’activité sûreté aéroportuaire (+ 4 %) a largement compensé le recul du chiffre d’affaires lié à la sûreté aérienne (- 1 %).

V : Activité de sûreté

Les entreprises ont des activités très diverses, du fait de la multitude de tâches à assurer et du fort degré de concentration de la profession.

B – Emploi et conditions de travail
I : Effectifs salariés

1. Heures prestées
Environ 12,8 millions d’heures de travail ont été effectuées par les salariés de la profession en 2017.
Chaque heure prestée a généré en moyenne 35,30 € H.T. en 2017 , soit un ratio en nette augmentation depuis 2013,

2. Effectifs salariés au 31 décembre 2017
Au 31 décembre 2017, les 19 entreprises de la profession recensées ont employé 8.800 salarié, soit 150 de plus qu’en fin d’année 2016.

3. Structure des effectifs salariés au 31 décembre 2017
Les sites d’Ile de France réunissent une large majorité (60 %) des salariés présents en fin d’année 2017.
Les métropoles régionales regroupent 22 % des effectifs et l’ensemble des 125 autres sites totalise 18 % des salariés au 31 décembre 2017.

Parmi les salariés présents au 31 décembre 2017, plus de neuf salariés sur dix détiennent un CDI.
La part des CDD s’avère inchangée en un an et s’établit toujours à 9 % fin 2017.

II : Mouvements de personnel

1. Nombre d’embauches et de départs
Le taux d’embauche s’établit à 34 % en 2017 (3 000 embauches), soit un taux comparable à celui enregistré en 2016. Le taux de départ est de 32,5 % en 2017 (2 850 départs).
La profession compte 150 salariés de plus entre 2016 et 2017.

2. Nature des embauches
Au cours de l’année 2017, environ 2 150 CDD ont été signés, ce qui correspond à 71,5 % des embauches.

3. Embauches des juniors et des seniors
Les salariés de moins de 26 ans représentent seulement 6 % des effectifs présents au 31 décembre 2017 mais totalisent plus d’un quart des embauches.
La part des seniors dans les embauches se réduit quelque peu et s’établit à 6,5 % en 2017
.
4. Transformation de CDD en CDI
Le taux de transformation de CDD en CDI reste très limité en 2017, à hauteur de 2 %.
Plus de la moitié des salariés embauchés en CDI en 2017 avaient effectué précédemment un CDD.

5. Motifs de départs
En liaison avec les embauches, les fins de CDD représentent les deux tiers des départs enregistrés au cours de l’année 2017.
L’âge moyen de départ à la retraite diminue quelque peu et s’inscrit à 63,4 ans en 2017.

III : Conditions de travail

1. Absentéisme
Le nombre de jours d’absence moyen tend à se contenir en 2017, s’établissant à 32,7 jours par salarié présent au 31 décembre 2017.
Les arrêts maladie représentent la moitié des jours d’absence et les accidents du travail concentrent 23 % de ces absences.

2. Agressions
En 2017, une trentaine d’agressions verbales et une dizaine d’agressions physiques ont été enregistrés.
Parmi ces agressions, environ cinq ont fait l’objet d’une plainte.

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GPMSE Télésurveillance c’est :

Le Groupement Professionnel des Métiers de Télésurveillance et des Télé-services de Prévention et de Sécurité, dédié aux activités de Télésurveillance pour les entreprises exerçant, à titre principal, une activité en France dans le domaine de la télésurveillance à des fins de prévention et de sécurité, des télé-services associés et notamment :

– La fourniture de services de surveillance à distance par des systèmes électroniques de sécurité notamment la télésurveillance,
le traitement d’images, les télé-services associés.

– L’exploitation des informations transmises.

  • Enquêtes de branche par année
  • Rapports d’étude commandés par l’Observatoire
  • Rapport de l’ADEF sur la formation
  • Accord du 30 avril 2003 relatif à la création d’une commission paritaire de l’emploi et de la formation professionnelle (CPNEFP)
  • Avenant du 24 juin 2004 portant création d’un observatoire des métiers
  • Rapports d’activité du CNAPS